Comme sur des roulettes !

Profitons de cette période de Tour de France pour parler vélo. 🚴

Les gens sont souvent étonnés de voir Tristan se débrouiller tout seul sur son vélo, sans petites roues, alors qu’il a tout juste 3 ans.

Alors comment a-t-il appris si tôt à trouver son équilibre et pédaler ?

Mauvaise nouvelle cette fois : je ne proposerai jamais de méthodes miracles (si seulement elles existaient ! 😅).

Par contre, je peux te raconter comment ça s’est passé pour nous. Tu me diras si tu y trouves des enseignements intéressants 🤓

En fait, tout est parti d’une question : les petites roues sont-elles un passage obligatoire ?

… Et on a fait le pari que non.

On s’est dit qu’il était possible de se passer complètement de ces roulettes qu’il faudra, de toute façon, finir par enlever.

Peut-être, mais l’expérience nous a donné raison 😉

Alors qu’il avait 1 an, on a commencé – sans trop s’en rendre compte – à lui donner le goût du vélo (et par là, je n’entends pas “lécher le pédalier”… 😛).

En le faisant monter derrière nous, dans un siège adapté, il a pu expérimenter les premières sensations d’une balade en vélo.

Sans trop tarder (≈ 1 an ½), on lui a proposé la draisienne (un petit vélo sans pédales – les modèles Btwin de Decathlon sont très bien). Côté timing, c’est tout bêtement une question de taille. Parce que si les pieds ne touchent pas le sol, c’est tout de suite plus compliqué 🙂

La draisienne, c’est vraiment une étape idéale pour apprendre à trouver son équilibre sans avoir à se soucier des pieds. C’est rassurant !

Sur le plat, il a pu apprendre à se déplacer et comprendre le fonctionnement du guidon. Ça va plutôt vite, mais tu te doutes que plus on pratique, et plus on est à l’aise une fois sur le vélo.

En parallèle, pour apprendre à utiliser le pédalier, le tracteur à pédales (avec sa remorque presque pas encombrante) était parfait pour comprendre comment on avance – mais cette fois, sans aucun risque de chute ! Du coup, on se concentre sur les pieds, et uniquement sur les pieds. Encore une fois… c’est rassurant !

Une fois qu’il a pris confiance en draisienne sur le plat, il a pu faire quelques descentes pour peaufiner son équilibre et tâter un peu les freins (un peu avant ses 2 ans).

À cet âge, les enfants n’ont que très peu d’appréhension face aux pentes et à la prise de vitesse.

S’il est facile – et finalement instinctif – de leur transmettre notre propre peur du danger, on peut aussi tirer parti de leur témérité (tout en assurant leur sécurité, of course).

*Pro Tip : si le bras se plie en 4 après la chute, on passe par les urgences avant de remonter sur la selle.*

Entre 2 et 3 ans, on lui a proposé des descentes de plus en plus longues (pas forcément plus pentues, on ne cherche pas à le faire aller vite tant qu’il n’est pas en demande).

Et puis, on reprend la direction d’un terrain plat pour le grand jour : celui où on remplace la draisienne par le vélo, le vrai. Là aussi, on peut faire un petit tour par Decathlon pour trouver un modèle approprié.

• Pédales ✅
• Équilibre ✅
• Combo des deux ❓

En vrai, on ne s’attendait à rien sur cette première session.

Et pourtant… après seulement quelques minutes d’efforts et d’accompagnement pour le mettre en confiance, il s’est mis à pédaler seul sur une douzaine de mètres !

Pour info, on l’a bien protégé avec des genouillères et des coudières (autrement nommées “accoudoirs” par l’intéressé – pourquoi pas ?), avant de se rendre compte que ce n’était pas utile. Les protections étaient plus gênantes qu’autre chose.

Depuis, on a passé quelques jours sur l’île d’Oléron et arpenté ses pistes cyclables. Il a roulé plusieurs kilomètres en pleine autonomie, et il a même appris en quelques heures à démarrer tout seul (il a fallu s’acharner un peu, mais ça a payé ^^).

Quand je te disais qu’il n’y avait pas de méthode miracle, il faut que je termine avec un ingrédient qui ne se maîtrise pas : Tristan était vraiment motivé à l’idée de faire du vélo. On l’a peut-être en partie induit, mais en aucun cas on n’aurait pu le forcer.

 

J’ai déjà parlé des moments difficiles que pouvaient parfois nous infliger les enfants, mais les premiers coups de pédale font partie de ces moments de fierté qui font briller les yeux d’un parent 🥰

La capacité d’apprentissage des enfants est vraiment dingue. Ils arrivent à maîtriser des choses qu’ils ne connaissent pas en un temps record, là où nous, adultes, avons souvent du mal à accepter le moindre changement.

Définitivement, nos petits monstres ont tout pour être notre plus grande source d’inspiration !

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